Le succès commercial de votre plateforme de covoiturage dépend de 3 choix

De nos jours, une présence en ligne est vitale pour toute entreprise, même pour les magasins physiques. Les différentes crises que traverse la France montre bien que l’activité sur le Web est indispensable pour vivre : gilets jaunes, grèves pour la retraite, pandémie, etc. Les sociétés refusant d’investir dans la création de leur propre outil digital connaissent des difficultés. Surtout celles dont le pari se base sur les marketplaces en ligne : il a suffit que la justice oblige Amazon de fermer pendant quelques jours pour que les entrepreneurs inscrits arrêtent de vendre.

Encore faut-il un site Internet efficient et bien conçu. Il doit correspondre aux besoins de votre audience. C’est une bonne base pour la pérennité de votre activité. Mais 3 autres conditions peuvent faire basculer cette belle orientation en sens opposé, si vous négligez ce triple aspect que j’illustrerai plus tard concrètement, à partir de vraies situations :

Autrement dit, réussir votre entreprise numérique est un mélange de bonnes pratiques et d’évitement de choix moins inspirés. Je vais couvrir ici ces aspects, avec des analyses de cas réels.

Le support commercial local

Le webmarketing ne remplace pas les actions commerciales locales

Dès lors qu’il s’agit de créer un plateforme de mise en relation, le porteur du projet pense webmarketing. Etant également un professionnel de cette branche, je trouve le réflexe légitime. Il faut toutefois être honnête, il y a des cas où ce n’est pas suffisant pour lancer votre activité numérique. C’est particulièrement vrai pour les sites dits de niche. Il faut une présence sur le terrain.

Quand vous recherchez des conseils ou un webmaster sur Internet, il est question de :

Cela vous rendra-t-il rentable ?

Se faire connaître pour réussir

Plus de la moitié des nouveaux sites montrent une absence de trésorerie au bout de 12 mois. La charge de travail devient trop lourde face aux perspective de réussite, et ces noms de domaines disparaissent dans la seconde année maximum.

Pour illustrer, créer une plateforme de covoiturage est absolument génial, à condition d’avoir la possibilité de développer ses services. Cet exemple est judicieux, parce que vous cherchez 2 publics et non 1 seule audience : des chauffeurs et des passagers. Dans un e-commerce, vous cherchez uniquement des clients. Une subtilité entre les deux concerne les sites de rencontres, où la quête du propriétaire du site de mise en relation vise généralement à la fois des hommes et des femmes, des catégories d’âges et des lieux géographiques ; soit une petite centaine de profils différents.

Analyse d’une réussite commerciale

Soit vous avez un large budget mensuel pour de l’Adwords, et votre succès est assuré avec un prestataire compétent, soit vous devez démarcher votre clientèle sur le terrain. Soit vous devez trouver des aides commerciales, des apporteurs d’affaires.

Voici un exemple concret et réel où la réussite du projet me semble évident, en ne regardant que cet aspect du projet bien sûr : un créateur d’une plateforme de covoiturage m’appelle pour trouver un développeur pouvant apporter des modifications substantielles à son site. Il vise un secteur de niche, à savoir une présence en milieu rural. Ce qui suppose pas toujours d’Internet, un public qui peut ne pas savoir l’utiliser correctement, et un territoire suffisamment étendu pour complexifier la communication. Le porteur du projet a pourtant trouvé la solution.

Il opte pour des parutions sponsorisées dans la Presse locale, il démarche les mairies pour vendre l’utilité du projet pour les communes et leurs habitants. Son objectif est d’obtenir des appuis pour déployer sa visibilité localement. Quant aux usagers, ils possèdent le choix entre l’utilisation de la plateforme ou du téléphone : le covoiturage peut effectivement se réserver en ligne ou par téléphone.

Comme vous le constatez, ceci n’a rien à voir avec les conseils que vous trouvez sur Internet. En 12 mois son projet a pourtant plus de chance de réussite, que celui d’un porteur de projet pariant sur le référencement naturel pour se faire connaître. La prospection coûte souvent moins chère que la publicité, avec de meilleurs résultats. Quand elle est possible, cela va de soi.

 

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La réussite ne s’accorde pas avec la recherche de plaisir

Et si nous parlions de financement du projet ?

Très souvent le porteur du projet possède un budget trop étriqué pour couvrir conjointement la création du service en ligne et son développement commercial. Le bon sens demande de surseoir à la mise ne œuvre du projet. Ce qui ne signifie pas l’abandonner, mais d’économiser un peu plus de trésorerie sur ce laps de temps, affiner et soigner son business plan pour soutenir une demande de prêt bancaire, etc.

Le financement par la banque est judicieux, si vous croyez à votre projet et que vous avez un business plan 5 étoiles. Evidemment, si vous n’avez pas d’étude de marché ou aucune analyse prospective, banque ou pas, vous hypothéquez les chances de succès du projet.

Je vais simplifier en prenant des raccourcis abruptes, mais la banque se fiche des fonctionnalités du site ou du temps que vous êtes capable de passer à le développer. L’intérêt porte sur la capacité à le faire connaître. Il est préférable d’emprunter 20 000 € pour la création du site et apporter 30 000 € d’investissement publicitaire, que demander cette somme à répartir sur les 2 pôles. Vous devez couvrir l’un des 2 postes personnellement.

Si vous n’avez pas de trésorerie à avancer, faut-il trouver un prestataire qui accepte de devenir actionnaire du site moyennant une création gratuite ? Je développe la réponse plus bas, mais sachez déjà que je suis défavorable à cette vision. Je me base sur l’expérience de mes interlocuteurs et de mes propres clients ayant trouvé un associé.

Ne pas céder à l’impulsivité

En conclusion, il est préférable de repousser un projet, plutôt que de céder à l’envie irrésistible d’avoir un site sur le Net. Si tel est le cas, il me semble judicieux de trouver un webmaster pour réaliser un blog que vous alimentez pour vous faire plaisir. Ce sera votre terrain de jeu en attendant d’avoir suffisamment de budget.

Ne jouez pas avec une véritable entreprise, ou ne recherchez pas un développeur PHP pour créer un site de covoiturage pour 1 500 HT. Etre entrepreneur ET réussir, c’est aussi avoir les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Ce n’est pas simplement qu'être propriétaire d’une plateforme de mise en relation. La recherche unique du plaisir n’est pas compatible avec la démarche. Bien que vous en prendrez beaucoup à construire votre succès, autant qu’à le vivre. Un reportage sur le journal TV de midi sur M6 ou France3 (j'ai oublié !) du mardi 15 septembre, donnait la parole à des viticulteurs en phase de succès grandissant : ils se sont faits plaisir au départ avec un petit site à 200 € HT, histoire d’avoir une page de présentation. Mais pour jouer dans la vraie cour des professionnels et gagner des parts de marchés, il fallait faire le pas quelques années plus tard en investissant dans un e-commerce coutant +10 000 € HT (dixit la cheffe d’entreprise).

Faut-il rechercher un partenariat, avoir un associé ?

A titre personnel, je refuse systématiquement ce type de proposition.

Mon avis sur les associations entre entrepreneurs

Mes interlocuteurs expliquent systématiquement qu’ils connaissent des tensions internes, que les souhaits de mises en œuvre sont parfois opposés. Et quand il s’agit d’une femme parmi les partenaires, elle choisit toujours ce qui sera la décision finale, avec une obligation pour le second associé de gérer l’amertume d’avoir céder pour éviter une séparation du regroupement. Jusqu'au jour où il en fait le repproche, et l'association implose de cette colère. Je viens de résumer 11 ans d’échanges téléphoniques, je n’invente rien.

Je n’ai jamais vu de collaboration entre associés se maintenir plus de 3 ans dans le cadre d’un projet Web, sauf 1 fois en +10 ans. C’est pourquoi je plaide en faveur d’un entreprenariat en solitaire. Mais nous acceptons évidemment les porteurs de projets multiples s’ils proposent une création d’un site Internet ;-)

Un développeur web peut-il devenir votre partenaire ?

Quand votre budget est trop serré, le réflexe est de proposer un partenariat pour une création du site gratuite, contre des parts dans la société. Ça ne marche pas :

Analyse d’un cas concret

L’histoire véridique que je vais vous raconter illustre le danger pour l’entrepreneur de rechercher un développeur web gratuit, contre des parts. Il s’agit encore d’une plateforme de covoiturage. La raison de cette récurrence vient de la programmation, de l’intégration graphique et de la création du design de chaque matrice des pages mères, qui prend du temps ; entre 6 et 24 mois selon le projet. Il s’agit donc d’un véritable budget, que peu de candidats possèdent. Rechercher un prestataire devenant partenaire représente une économie évidente.

Un premier webmaster a créé les codes d’un site de covoiturage portant sur une niche. Commercialement, tout est mis en route en parallèle, mais le succès escompté tarde à aboutir. Le prestataire freelance demande à être payé, ne voyant pas le projet générer de l’argent au bout d’un an de développements web. L’entrepreneur initial n’ayant pas les fonds nécessaires, trouve un second développeur indépendant acceptant de reprendre les codes du site faisant défaut, moyennant des parts dans le projet. Il doit toutefois apporter de l’argent frais puisque tout étant en place (du moins dans le discours). Cette somme d’argent va en fait couvrir le départ de son prédécesseur.

L’entrepreneur me téléphone, cherchant un 3ème prestataire, car le second a essayé d’apporter des modifications au site pour l’améliorer, mais plus rien ne marche. Il s’agirait de créer à partir de zéro une nouvelle plateforme, pour recommencer sur des bases saines et fiables. Comme nous avons déjà réalisé une telle plateforme de mise en relation, il espère une mise en ligne rapide sous 6 à 10 mois… contre des parts.

Pour résumer, en plus de 2 ans l’entrepreneur n’a pas davantage d’argent en caisse, son site ne lui a rien coûté mais ne fonctionne pas. Il ne parle même pas de refonte, mais de tout reprendre from scratch. Il ne peut qu’ expliquer comment il s’y prend commercialement, il ne peut pas citer de commune ayant adoptée son système et jamais il n’évoque de vraies rentrées pécuniaires. Je suppose donc que les retards dans le lancement du programme lui a fait perdre des marchés.

 

Toutes ces galères, pourquoi ? Parce qu’il y avait un manque sévère de budget et que plutôt surseoir à le mettre en route, il a toutefois cherché avec sérieux et applications de le conduire à terme sans les fonds nécessaires, en les substituant par un partenariat. Ma conclusion est qu’une telle association ne remplace pas un prêt bancaire, ni un investissement en fonds propres. Soyez certains d’avoir les fonds nécessaires avant de vous lancer dans cette aventure, cela vous évitera des déboires avec des conséquences sur votre vie de famille.

 

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Pour compléter votre information, cherchez d'autres conseils sur le site du développeur de plateformes web :
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