Ne créez pas maintenant votre site de vente en ligne de médicaments !

 

Ne créez pas maintenant votre site de vente en ligne de médicaments !Les médicaments et autres pilules en vente en ligne, sont la cible d’une chasse aux sorcières par les autorités compétentes. 2015 n’est donc pas l’année où il faut créer ce type de site Internet.

 

Qu’en est-il en réalité ? Cette vente en ligne a entraîné avec elle de nombreux trafics, notamment celui des médicaments frelatés, et ils sont dangereux pour la santé du consommateur. 50 % de ces produits sont contrefaits. 20 fois plus lucratif que le trafic de drogues, il constitue un réel problème de société, puisque de plus en plus d’acheteurs sont tentés par ces produits, beaucoup moins chers que dans le commerce, lorsqu’ils ne sont pas sous prescription médicale par ailleurs. Attardons-nous sur l'origine, les risques générés par ces médicaments et les moyens mis en œuvre pour arrêter ce trafic.

 

Ce marché est très porteur

La vente de médicaments sur Internet est autorisée depuis 2013 et est encadré par le Code de la Santé Publique. Depuis, des dérives ont eu lieu, notamment la vente de marchandises frelatées. Le marché des produits pharmaceutiques et assimilés frauduleux représente pas moins de 75 milliards de dollars, soit 20 fois plus que celui de la drogue. Suite à une opération internationale menée sur Internet en 2014, appelée PANGEA VII, les autorités compétentes ont intercepté plus de 594 000 produits, provenant de 89 sites web illégaux.

 

La grande majorité de ces médicaments provient d'Inde, même si d'autres pays sont également concernés. La Chine n'est pas en reste, puisqu'elle produit ce type de contrefaçons de manière industrielle, ainsi que les pays africains et les anciens pays de l'URSS. On retrouve ces organisations illégales également en Palestine, mais aussi au Liban. En effet, le Hezbollah est à l'origine d'un important trafic de produits frelatés.

 

Il est extrêmement facile de commercialiser ce type de médicaments, puisqu'une simple connexion Internet suffit. Face à ces pilules et cachets contrefaits, et principalement les anti douleurs, les diurétiques et les produits contre les troubles de l’érection, ou encore des produits dopant, les douanes traquent les sites de vente en ligne. A fin juin 2015, 40 enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre lesdits sites de revente.

 

Quels sont les risques pour le consommateur ?

Commander des médicaments frelatés sur Internet comporte des risques importants. Il est aisé de comprendre les consommateurs, puisqu'ils sont beaucoup moins onéreux que ceux vendus dans le commerce, et parfois même ils ne pourraient pas les acheter sans ordonnance. Ces produits concernent toutes les pathologies, d'une simple gastro-entérite, au cancer ou à la leucémie. Mais la plupart d'entre eux contiennent des substances actives méconnues, sont périmés ou souffrent de mauvaises conditions de stockage. Ils représentent ainsi un véritable fléau, notamment dans les pays d'Afrique Noire. Plus d'une centaine d'enfants décèdent tous les ans, suite à leur prise. Certains de ces produits s'avèrent même être des placebos, mais il y a bien pire encore. Certains pays africains produisent un antitussif contenant de l'antigel !

 

En France cependant, le risque reste moins élevé que dans d'autres pays de l'Union Européenne, en raison du système de santé avantageux. Néanmoins, les internautes français se laissent souvent bernés par des produits miracles, tels que les pilules amaigrissantes, ou les anabolisants, qui contiennent des principes actifs dangereux.

 

La lutte contre les sites ne respectant pas les règles

Avec les services de douane, les acteurs français de la santé se mobilisent pour arrêter ce trafic toujours plus important : le gouvernement, les autorités de santé, mais également l'ANSM (l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament), LEEM (les entreprises du médicament), ainsi que certaines entreprises pharmaceutiques, comme Sanofi. Les contrôles ont lieu de plus en plus fréquemment, notamment à la frontière Suisse, plaque tournante des réseaux de trafiquants des médicaments.

 

La loi reste la même que pour tout autre produit contrefait : 3 ans de prison et 300 000€ d'amende pour les petits trafics, 5 ans de prison et 500 000 € pour les trafics les plus importants. En 2014 et grâce aux moyens mis en œuvre pour mettre fin à ce trafic, plus de 2,4 millions de médicaments contrefaits ont été saisis par les douanes.

 

 

L'Organisation Nationale des Pharmaciens a publié une liste des prestataires autorisés à vendre des médicaments sur Internet. Prenez-en connaissance, avant d'acheter ce type de produits en ligne ! Et si vous aviez l’ambition de faire un tel site, l’agence web croit que les complications encourues valent l’oubli du projet

 

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