Internet est un levier efficace pour l'engagement citoyen

 

 

Internet est un levier efficace pour l'engagement citoyenVous l’avez entendu plus d’une fois à la télévision, la pétition Loi Travail : non, merci !, a recueilli plus d’1 million de signature contre la loi El Kohmri. Mais il y a également les 3 millions de signataires contre le TAFTA en Europe, etc. De nouveaux mots clés sont apparus sur Internet et l’engagement citoyen a pris une autre dimension. Même les plateformes vidéos et les réseaux sociaux deviennent des leviers efficace de l’engagement citoyen.

 

Redynamiser l'engagement citoyen

Il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle, d’autant que face à 50 % d’abstention, ce serait un moyen de faire rebondir l’engagement citoyen, ou le moyen de l'articuler. Les réseaux sociaux vont de plus en plus bousculer les partis politiques qui restent malgré tout encore très cantonnés dans leur idéologie.

 

Les personnes ayant connu mai 68, ont de même connu les 30 Glorieuses, et à l’époque il y avait un partage citoyen ; l’ère 2.0 serait-elle un moyen de parvenir à nouveau à une période aussi heureuse ? Il faut espérer que cela se traduira par un sursaut aussi bien via les réseaux sociaux que les sites de démocratie citoyenne.

 

L’impulsion d’Internet en général, et des réseaux sociaux en particulier, est une vraie dynamique qui a une conséquence politique. Internet bouscule les sociétés à grands pas, et les réseaux sociaux chahutent ou heurtent plus ou moins brutalement l’existence de chacun. Ce sont des outils de mobilisations, beaucoup plus que des outils de propagandes, ce qui est nouveaux.

 

Un très grand bouleversement vers la démocratisation

es réseaux sociaux permettent de faire émerger des directions citoyennes, que les partis politiques reprennent à leur compte. C’est un bouleversement sans précédent. S’ils n’ont pas attendu le digital pour s’accaparer des grandes idées citoyennes, comme en 70 avec les manifestations pour le droit des Femmes qui a débouché sur la loi en faveur de l’avortement. Il semblerait qu’aujourd’hui le numérique traduise beaucoup plus naturellement les idées citoyennes que les partis politiques, comme le montre les mobilisations contre la Loi El Kohmri par exemple.

 

Les réseaux sociaux et les sites participatifs ou collaboratifs sont des accélérateurs. Or Internet est un accélérateur comme l’imprimerie l’a été en son temps. Ils ont donc un avenir très importants à jouer, et investir dans la création d’un réseau social ou d’un tel site sera très porteur pour les années à venir. Le défi est de trouver le bon moyen d’articuler cet élan citoyen, car dans les réseaux sociaux, il n’est qu’embryonnaire, il faut qu’il soit suivi par quelque chose de concret. Ce sera le défi de votre cahier des charges ;-) Car sans cette articulation, la démocratie participative n’est pas représentative et ne sert à rien, il faut qu’il y ait un prolongement dans la démocratie représentative.

 

La présence 2.0, la parole digitale a fait irruption pour témoigner dans l’espace public. C’est une redémocratisation qui redonne une place aux citoyens, et c’est important. Le Hashtag est également très important, il donne aux citoyens accès à la parole publique, avec la possibilité de témoigner en vidéo. C’est donc bien une révolution.

 

Un besoin de vivre ensemble

Mais pourquoi est-ce que ça marche si bien ? Il semblerait que le 2.0 réponde à un besoin de vivre ensemble, d’occuper un lieu, qu’il y ait de vrais échanges entre les personnes, lesquelles peuvent d’ailleurs ne pas se connaître. Nous allons donc bien vers une socialisation citoyenne des nouvelles générations. Il reste maintenant à la rendre humaine, charnelle. Avec les réseaux sociaux, il y a déjà cette manifestation émotionnelle de différentes générations, qui fait du contenu des réseaux sociaux non plus un relais mais une manifestation. Les intervenants deviennent des acteurs et non plus des lecteurs comme cela était encore dans les années 2010 par exemple. Les individus consommaient des informations, de plus en plus ils l’a font.

 

 

Mais les réseaux sociaux ne sont pas tout non plus, il faut un moment donné se retrouver, se rencontrer pour agir ensemble. Ils sont une nouvelle parole, et un moyen d’amener des citoyens à la politique, à savoir dans les règles qui gèrent leur vie. Et cela est cardinal, et c’est plus simple (possibilité de la faire le soir, en dehors des heures de travail, après avoir cherché des informations sur le sujet, etc.).

 

 

 

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